Methode
 

 


Les connaissances qui m’ont été données par Monsieur Yves JUGE-BOIRARD m’ont permis non seulement de comprendre l’univers musical, mais aussi permis m’ont-elles permis de lire et de comprendre d’autres ouvrages. Je souhaite vous transmettre par ces écrits un peu de ce savoir.

LA MUSIQUE EN FRANÇAIS :


La musique est l’art d’assembler les sons les uns après les autres et les uns au dessus des autres

L’UNIVERS MUSICAL :

 

 I - VOCABULAIRE :

      1. La gamme de do majeur
      2. Les degrés
      3. Les sélections de sons
      4. Les tons et les demi-tons
      5. Les intervalles
      6. Les intervalles de base
      7. Les tierces majeurs - les tierces mineures
      8. Quintes justes - quintes diminuées
      9. Les septièmes majeures - les septièmes mineures
      10. Octave
      11. Le phenomène d' octave
      12. Les renversements
      13. L' unison
      14. Les intervalles redoublées
      15. Les neuvièmes
      16. Mélodie - accords - harmonie
      17. Les parties

 

 

1. LA GAMME DE DO MAJEUR :

Vous connaissez tous la gamme, c’est   DO-RE-MI-FA-SOL-LA-SI-DO, son nom complet est gamme de DO Majeur. Nous verrons pourquoi.
La gamme de DO Majeur n’est qu’une gamme parmi d’autres qui lui ressemblent plus ou moins et que nous découvrirons. En attendant, la gamme de DO Majeur nous servira de base et de modèle pour étudier ce qui se passe avec les autres.

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2. LES DEGRES :

Afin de parler à la fois des trente gammes usuelles et émettre des lois qui leur sont communes, les musiciens ont mis en place un vocabulaire en degrés.

La         1ère             note d’une gamme est son        I er         degré
La         2ème           note d’une gamme est son        II  ème   degré
La         3ème           note d’une gamme est son        III ème   degré
La         4ème           note d’une gamme est son        IV ème   degré
La         5ème           note d’une gamme est son        ème   degré
La         6ème           note d’une gamme est son       VI ème   degré
 La         7ème           note d’une gamme est son        VIIème   degré
      La          8ème          note de la gamme est un nouveau    I er        degré

Nous pouvons dire que le premier degré d’une gamme ( I er ) lui donne son nom.
Ceci est vrai pour toutes les gammes.
Pour éviter des confusions avec un autre chiffrage les degrés s’écrivent en chiffres romains.

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3. LES SELECTIONS DE SONS :

 

Une gamme comme la gamme de DO Majeur résume une sélection de sons qui traversent l’échelle des sons du plus grave au plus aigu de l’audibilité humaine.

Toutes les particularités d’une sélection de Sons se trouvent réunies dans la gamme qui la résume et les musiciens n’utilisent en même temps qu’une seule sélection de  sons.

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4. LES TONS ET LES DEMI-TONS :

Les notes qui constituent la gamme de DO Majeur ne sont pas toutes à la même distance les unes des autres. Certaines sont séparées de leur voisine du dessus par un espace moitié plus petit que celui qui sépare les autres.

Le grand espace  a été appelé TON et l’espace de moitié plus petit DEMI-TON.

ton – ton -  ½ ton – ton – ton – ton - ½ ton

Il n’a qu’un demi-ton entre   MI et FA  et  entre  SI et DO.
Il y a un ton entre les autres notes. Pour s’en souvenir on peut remarquer que ce sont les notes qui ont un ( i ) voyelle dans leur nom, (MI et SI), qui sont à un demi-ton de leur voisine du dessus.

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5. LES INTERVALLES :

On appelle INTERVALLE la distance qui sépare deux notes quelconques.
La notion d’intervalle va nous donner le vocabulaire qui permet de parler avec précision de l’univers musical.

 

On désigne toujours un intervalle en citant les deux notes qui le forment, la plus basse étant citée en premier.
On trouve le nom d’un intervalle en comptant le nombre de notes qu’il englobe :

Les intervalles qui englobent 2  notes sont appelées Secondes  et se chiffrent 2 Ex :   FA-SOL
Les intervalles qui englobent 3  notes sont appelées  Tierces    et se chiffrent 3 Ex :   FA-LA
Les intervalles qui englobent notes sont appelées  Quartes   et se chiffrent 4 Ex :   FA-SI
Les intervalles qui englobent 5  notes sont appelées  Quintes   et se chiffrent 5 Ex :   FA-DO
Les intervalles qui englobent 6  notes sont appelées    Sixtes     et se chiffrent 6 Ex :   FA-RE
Les intervalles qui englobent 7  notes sont appelées Septièmes et se chiffrent 7 Ex :   FA-MI
Les intervalles qui englobent 8  notes sont appelées   Octaves   et se chiffrent 8 Ex :   FA-FA

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6. LES INTERVALLES DE BASE :


Les tierces, quintes et les septièmes jouent un rôle particulier qui leur mérite le nom d’intervalles de base. Avec celle de l’octave, l’étude des intervalles de base sera suffisante pour notre édification.

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7. LES TIERCES MAJEURES – TIERCES MINEURES :

Considérons les tierces  DO-MI  et   RE-FA.
On voit que la première DO-MI qui est égale à 4 x ½ ton = 2 tons, est plus grande que la tierce RE-FA qui ne comprend que 3 x ½ ton = 1 ton + ½ ton.

La plus grande, DO-MI , deux tons, est appelée TIERCE MAJEUR. Elle se chiffre 3 M.
La plus petite, SI- RE , un ton et un demi-ton est appelée TIERCE MINEURE. Elle se chiffre 3 m.

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8. QUNITES JUSTES-QUINTES DIMINUEES :

Considérons les quintes SI-FA et DO-SOL. Remarquez que ces quintes correspondent à la superposition de deux tierces.
La plus grande DO-SOL comprend une tierce majeure et une tierce mineure.
La plus petite, SI-FA, est composée de deux tierce mineures.
Les musiciens ont une exellente raison que nous découvrirons pour ne jamais souligner cette différence de grandeur au moyen des vocables majeur et mineur. Ils disent que le plus grande, DO-SOL est une quinte juste ; et que la plus petite, SI-FA, est une quinte diminuée.

Les quintes justes , 3 M + 3m, se chiffrent 5
 
Les quintes diminuées, 3 m + 3 m, se chiffrent  5dim

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9. LES SEPTIEMES MAJEURES – SEPTIEMES MINEURES :

Considerons les septièmes DO – SI et SI – LA. Remarquez que ses septièmes résultent de la superposition de trois tierces.
La plus grande, DO – SI, formée de deux tierces Majeur et d’une tierce mineure est appelée septième Majeur et se chiffre 7 M.
La plus petite, SI – LA, formée de deux tierces mineures et d’une tierce Majeur est appelée septième mineure et se chiffre 7 m.

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10.  L’OCTAVE :

L’octave s’établit toujours entre deux notes de même nom, exemple DO – DO, SI – SI. Elle a une constante de cinq tons et deux demi tons. On dit que les octave sont justes. Elles se chiffrent 8.

RECAPITULATION :
La tierce mineure          = 3 m = 1 ton + ½  ton
La tierce Majeur            = 3 M = 2 tons
La quinte diminuée       =  5dim = 3 m + 3 m
La quinte juste              =  5 = 3 M + 3 m
La septième mineure    =  7 m =  3 m + 3 m + 3 M
La septième Majeur      =  7 M = 3 M +3 M + 3m
L’octave                        =  5 tons + 2/2 tons
Ces intervalles sont a la base de tout l’édifice musical.

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11. LE PHENOMENE D’OCTAVE :

On donne le nom de Phénomène d’octave à un phénomène naturel qu’il est facile de constater. Quand un homme et une femme, (ou un enfant), chantent ensemble la même chose, ils ne la chantent pas à la même hauteur. Nous accordons donc la même signification à des sons qui ne sont pas à la même hauteur. Les musiciens ont évidemment donné le même nom de note aux sons qui   ont pour nous le même sens. Un intervalle d’octave sépare ces notes et le phénomène d(octave y a trouvé son nom.

Le phénomène d’octave intervient plusieurs fois dans la façon dont les musiciens ont organisé leur art dans l’imitation de la nature.

En premier lieu, c’est le phénomène d’octave qui fait que les musiciens n’ont besoin que de sept noms, ( DO - RE - MI - FA - SOL -  LA - SI ), pour désigner les 145 notes qui traversent l’échelle des sons.

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12. LES RENVERSEMENTS :


Prenons un de nos intervalles de base, la tierce Majeure DO – MI par exemple.
Un DO et un MI entendus en même temps produisent un certain effet. Le phénomène d’octave fait que cet effet sera à peu près le même que le DO soit au dessous ou au dessus du MI, puisque dans les deux cas le DO conserve la même signification. IL en résulte que la tierce DO –MI produit un effet comparable à celui de la sixte MI – DO.
On dit que la sixte MI-DO es t le renversement de la tierce DO –MI.

Tous les intervalles de base peuvent être renversés.

On trouve facilement quel est l’intervalle qui renverse un intervalle de base en remarquant que le total des deux chiffres qui désignent un intervalle et son renversement est toujours égal à neuf : 3 + 6, 5 + 4 et 7 + 2 égale  9.

Constatons qu’un intervalle de base et son renversement  s’inscrive forcement dans le cadre d’une octave. Par exemple, la tierce DO-MI et son renversement la sixte MI-DO s’inscrivent s’inscrivent dans l’octave DO-DO. Or l’octave a une valeur constante de cinq tons et deux demi-tons. Une tierce Majeure occupe deux tons dans l’octave tandis qu’une tierce mineure n’y occupe qu’un ton et un demi-ton. Il en résulte que la sixte qui renverse une tierce Majeure est plus petite que celle qui renverse une tierce mineure.

Le renversement d’une tierce Majeure, 3 M, exemple DO-MI, est une sixte mineure, exemple MI-DO, qui se chiffre 6m.

Le renversement d’une tierce mineure, 3 m, exemple SI-RE, est une sixte Majeur, exemple RE-SI, qui se chiffre 6 M.

De la même façon, le renversement d’une quinte juste est plus que le renversement d’une quinte diminuée ; et le reversement d’une septième Majeure plus petit que celui d’une septième mineure.

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13. L’UNISSON :

On donne le nom d’UNISSON à l’absence d’intervalle, ce qui se produit quand deux musiciens jouent en même temps la même note à la même hauteur.

L’unisson est considéré comme le renversement de l’octave. Il se chiffre 1.

RECAPITULATION :

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14. LES INTERVALLES REDOUBLES :

Tous les intervalles dont nous avons parlé jusqu'à présent étaient infèrieur ou égal à l’octave. On les appelle  pour cela INTERVALLES SIMPLES .Mais prenons par exemple la seconde  Majeure DO-RE. Un DO et un RE entendus en même temps produisent un certain effet, grâce au phénomène d’octave cet effet se produira quelque soit la hauteur du RE au dessus du DO

Quand un intervalle dépasse l’octave il conserve le nom et la qualité de l’intervalle simple correspondant. On peut en cas de besoin préciser qu’il s’agit d’un intervalle redoublé.

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15. LES NEUVIEMES:

Nous découvrirons cependant une situation où le redoublement d’une seconde Majeure méritera de s’appeler neuvième majeure, chiffrage 9 M, exemple SOL-LA redoublé.

Dans un autre cas c’est le redoublement d’une seconde mineure qui méritera d’êtres appelée Neuvième mineure, chiffrage 9 m, exemple MI-FA redoublé.

Vous remarquez que les neuvièmes correspondent à la superposition de quatre tierces.

9 M = 3M + 3M + 3m + 3m

9 m  = 3M + 3m + 3m  + 3m

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16. MELODIE -  ACCORDS - HARMONIE :

La musique est l’art d’assembler les sons. Avec la gamme de DO majeur nous connaissons une sélection de sons que les musiciens assemblent d’une part les uns derrières les autres, ce qui forme des mélodies, et d’autres part les uns au dessus des autres ce qui forme des accords.
Autrement dit en passant d’un accord à un autre les musiciens superposent différentes mélodies.

La succession des accords crée une harmonie qui est responsable au premier chef de l’esprit et des sentiments qui se dégagent d’une œuvre.

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17. LES PARTIES  :

Les différentes mélodies qui se superposent dans une composition musicale sont aussi appelées parties.
La mélodie la plus haute est la première partie. Juste en dessous se trouve le deuxième partie. La troisième partie vient en suite. La mélodie la plus basse est appelée partie de basse ou simplement la basse.


N’importe laquelle de ces parties peut se voir attribuer le chant ou le thème ou partie principale.
La première partie et la partie de basse sont appelées les parties extrêmes.
Entre les parties extrêmes on trouve les parties intermédiaires.

 

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