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LA MUSIQUE EN FRANÇAIS :
I - VOCABULAIRE :
Vous connaissez tous la gamme, c’est DO-RE-MI-FA-SOL-LA-SI-DO, son nom complet est gamme de DO Majeur. Nous verrons pourquoi. Afin de parler à la fois des trente gammes usuelles et émettre des lois qui leur sont communes, les musiciens ont mis en place un vocabulaire en degrés. La 1ère note d’une gamme est son I er degré
Nous pouvons dire que le premier degré d’une gamme ( I er ) lui donne son nom.
Une gamme comme la gamme de DO Majeur résume une sélection de sons qui traversent l’échelle des sons du plus grave au plus aigu de l’audibilité humaine. Toutes les particularités d’une sélection de Sons se trouvent réunies dans la gamme qui la résume et les musiciens n’utilisent en même temps qu’une seule sélection de sons. Les notes qui constituent la gamme de DO Majeur ne sont pas toutes à la même distance les unes des autres. Certaines sont séparées de leur voisine du dessus par un espace moitié plus petit que celui qui sépare les autres. Le grand espace a été appelé TON et l’espace de moitié plus petit DEMI-TON.
ton – ton - ½ ton – ton – ton – ton - ½ ton Il n’a qu’un demi-ton entre MI et FA et entre SI et DO. On appelle INTERVALLE la distance qui sépare deux notes quelconques.
On désigne toujours un intervalle en citant les deux notes qui le forment, la plus basse étant citée en premier.
Considérons les tierces DO-MI et RE-FA. La plus grande, DO-MI , deux tons, est appelée TIERCE MAJEUR. Elle se chiffre 3 M.
Considérons les quintes SI-FA et DO-SOL. Remarquez que ces quintes correspondent à la superposition de deux tierces. Les quintes justes , 3 M + 3m, se chiffrent 5
Considerons les septièmes DO – SI et SI – LA. Remarquez que ses septièmes résultent de la superposition de trois tierces. L’octave s’établit toujours entre deux notes de même nom, exemple DO – DO, SI – SI. Elle a une constante de cinq tons et deux demi tons. On dit que les octave sont justes. Elles se chiffrent 8.
On donne le nom de Phénomène d’octave à un phénomène naturel qu’il est facile de constater. Quand un homme et une femme, (ou un enfant), chantent ensemble la même chose, ils ne la chantent pas à la même hauteur. Nous accordons donc la même signification à des sons qui ne sont pas à la même hauteur. Les musiciens ont évidemment donné le même nom de note aux sons qui ont pour nous le même sens. Un intervalle d’octave sépare ces notes et le phénomène d(octave y a trouvé son nom. Le phénomène d’octave intervient plusieurs fois dans la façon dont les musiciens ont organisé leur art dans l’imitation de la nature. En premier lieu, c’est le phénomène d’octave qui fait que les musiciens n’ont besoin que de sept noms, ( DO - RE - MI - FA - SOL - LA - SI ), pour désigner les 145 notes qui traversent l’échelle des sons.
Prenons un de nos intervalles de base, la tierce Majeure DO – MI par exemple. Tous les intervalles de base peuvent être renversés.
On trouve facilement quel est l’intervalle qui renverse un intervalle de base en remarquant que le total des deux chiffres qui désignent un intervalle et son renversement est toujours égal à neuf : 3 + 6, 5 + 4 et 7 + 2 égale 9. Constatons qu’un intervalle de base et son renversement s’inscrive forcement dans le cadre d’une octave. Par exemple, la tierce DO-MI et son renversement la sixte MI-DO s’inscrivent s’inscrivent dans l’octave DO-DO. Or l’octave a une valeur constante de cinq tons et deux demi-tons. Une tierce Majeure occupe deux tons dans l’octave tandis qu’une tierce mineure n’y occupe qu’un ton et un demi-ton. Il en résulte que la sixte qui renverse une tierce Majeure est plus petite que celle qui renverse une tierce mineure. Le renversement d’une tierce Majeure, 3 M, exemple DO-MI, est une sixte mineure, exemple MI-DO, qui se chiffre 6m. Le renversement d’une tierce mineure, 3 m, exemple SI-RE, est une sixte Majeur, exemple RE-SI, qui se chiffre 6 M. De la même façon, le renversement d’une quinte juste est plus que le renversement d’une quinte diminuée ; et le reversement d’une septième Majeure plus petit que celui d’une septième mineure. On donne le nom d’UNISSON à l’absence d’intervalle, ce qui se produit quand deux musiciens jouent en même temps la même note à la même hauteur. L’unisson est considéré comme le renversement de l’octave. Il se chiffre 1.
Tous les intervalles dont nous avons parlé jusqu'à présent étaient infèrieur ou égal à l’octave. On les appelle pour cela INTERVALLES SIMPLES .Mais prenons par exemple la seconde Majeure DO-RE. Un DO et un RE entendus en même temps produisent un certain effet, grâce au phénomène d’octave cet effet se produira quelque soit la hauteur du RE au dessus du DO Quand un intervalle dépasse l’octave il conserve le nom et la qualité de l’intervalle simple correspondant. On peut en cas de besoin préciser qu’il s’agit d’un intervalle redoublé. Nous découvrirons cependant une situation où le redoublement d’une seconde Majeure méritera de s’appeler neuvième majeure, chiffrage 9 M, exemple SOL-LA redoublé. Dans un autre cas c’est le redoublement d’une seconde mineure qui méritera d’êtres appelée Neuvième mineure, chiffrage 9 m, exemple MI-FA redoublé. Vous remarquez que les neuvièmes correspondent à la superposition de quatre tierces.
La musique est l’art d’assembler les sons. Avec la gamme de DO majeur nous connaissons une sélection de sons que les musiciens assemblent d’une part les uns derrières les autres, ce qui forme des mélodies, et d’autres part les uns au dessus des autres ce qui forme des accords. La succession des accords crée une harmonie qui est responsable au premier chef de l’esprit et des sentiments qui se dégagent d’une œuvre. Les différentes mélodies qui se superposent dans une composition musicale sont aussi appelées parties.
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